Apprendre à se dire merci

pexels photo 556663 - Apprendre à se dire merci

Se dire merci… cela peut sembler bien mystérieux pour certains, ou plutôt commun pour d’autres. Se remercier personnellement pour ce que l’on est et ce que l’on accompli, pour ce que l’on surmonte et ce que l’on crée… c’est penser, éprouver et ressentir de la reconnaissance envers soi-même.

Se dire merci, c’est s’accepter et se reconnaître. Cette gratitude permet d’être bienveillant envers soi-même, et de vivre au mieux les situations quotidiennes. Il s’agit d’une émotion positive, ainsi elle augmente le sentiment de bien-être. Se dire merci, c’est s’ouvrir en soi, améliorant notre tendance à faire confiance aux autres et à accepter ce que la vie apporte.

Dire merci, ce n’est pas tant une question de politesse. Quand nous étions enfants, les adultes nous apprenaient à dire merci en de nombreuses occasions, pour remercier l’attention ou le mouvement qu’une tierce personne avait pu avoir envers nous. Cette notion de dire merci presque machinalement, n’est pas le remerciement profond dont je vous parle ici. Ce que j’évoque, c’est la gratitude, dont les dimensions sont bien plus grandes et plus intenses que celles d’un simple “merci” de convenance. Se dire merci, c’est s’ouvrir à une vision plus optimiste de l’existence, c’est s’aider à avancer malgré les situations difficiles et à apprécier les étapes traversées.

Incorporer un esprit de gratitude à son quotidien, c’est s’ouvrir à la positivité de ses journées et de sa vie, c’est ressentir ce qui est bon et accepter ce qui est difficile avec bienveillance. Il est vrai que nous avons tendance à entrer dans un cycle infernal de situations difficiles, de déceptions envers les autres ou soi-même, de lutte contre ce qui nous blesse… Nous pouvons être tellement emportés dans la négativité qui nous entoure et nous bloque intérieurement, que nous en oublions vite ces petites choses qui nous font du bien.

Notre vie est aussi remplie de belles choses, mais nous nous sommes comme habitués à ne plus les voir, les considérer, les sentir. En apprenant à se dire merci, en apprenant à utiliser la gratitude au quotidien, nous pouvons retirer le voile de la négativité pour enfin apercevoir toutes les couleurs qui nous attendent derrière. Ressentir la joie, c’est tout un travail, lorsque l’on n’a pas l’habitude d’y apporter de l’attention. Ce n’est cependant pas impossible ! Nous pouvons tous apprendre à ressentir la positivité, la reconnaissance, le plaisir et la joie que notre vie nous apporte, malgré les nuages qui rodent longtemps parfois.

Se dire merci : pour se sentir bien

pexels photo 415380 1 - Apprendre à se dire merci

Pour pratiquer la gratitude, il est essentiel de le faire en toute conscience. Ressentir en soi un merci du fond du cœur, qui permet de se diriger vers les émotions positives.

Terminées les phrases dures et typiques de l’auto-sabotage comme : “Je suis nulle”, “Je n’arriverai jamais à rien”, “J’ai mal fait ceci”, “Je ne suis pas suffisamment compétent”, “Les autres sont mieux que moi”, “Je suis stupide”, “Je me déteste”, etc… Le principe est de développer des émotions positives, de la bienveillance envers soi-même et se concentrer sur les trésors que l’on possède déjà. C’est le meilleur moyen de diminuer la pression insoutenable que nous pouvons nous infliger, toujours à la recherche que nous sommes de l’excellence, la perfection, la meilleure performance… ces objectifs visant “les plus hauts sommets” selon ce que l’on nous répète depuis longtemps, sont en réalité des mirages qui ne cessent de s’éloigner au fur et à mesure que le temps s’écoule. Pourquoi me direz-vous ? Cela ne signifie pas que vous n’atteindrez jamais vos rêves, ou que vos projets sont irréalistes. Ce que je souhaite exprimer, c’est qu’être reconnaissant envers soi-même est un moyen de se remercier des efforts effectués, d’avoir une vision plus concrète et réelle de ce qui se passe à l’intérieur de vous, de réussir à faire la différence entre vos besoins propres et ceux qui sont induits par les autres. Porter toute cette attention lumineuse envers soi est le moyen idéal de s’apporter de la chaleur, de l’amour et de la bonté.

Dans cette notion de gratitude, il y a aussi ce lien qu’elle permet d’établir avec autrui. Si je suis en effet capable de me respecter, de m’écouter et de me remercier, je suis tout aussi capable de tendre la main à l’autre. En me rapprochant de moi-même, en me donnant de l’amour, je me rapproche des autres de façon saine et bienveillante. En exprimant quotidiennement votre gratitude envers ce qu’autrui vous apporte, ce que vous êtes et ce que votre vie pose sur votre chemin, vous vous inscrivez alors dans une action de transmission. Cela veut dire que vous devenez acteur de votre vie, vous sortez du rôle de victime et bourreau que vous vivez avec vous-même, en vous acceptant tel que vous êtes. Vous apporter un tel soutien est un cadeau que vous vous faîtes, quoi de mieux pour toucher au bonheur que d’accepter tout ce qui est ? Cela peut sembler très difficile au début, je vous l’accorde.

Il m’a longtemps été personnellement très difficile de me remercier, encore aujourd’hui, cela me demande un certain travail personnel parfois. Au début, j’avais énormément de difficultés à arrêter de me dénigrer et à faire la différence entre mes besoins profonds et mes obsessions. Si j’avais décidé d’être la meilleure quelque part, je me coupais du monde et de mon être intérieur pour obtenir ce que je désirais. Aujourd’hui, j’ai compris que je ne désirais pas vraiment cette excellence, cette recherche de perfection ne m’appartenait pas, je me mettais une pression folle dans le vide, ce qui altérait mes énergies. Dans ces moments-là, il est d’une grande difficulté de s’ouvrir à la positivité et de se dire merci, surtout si l’on estime ne pas être suffisant. Pourtant… je me suis rendue compte qu’il est plus facile de se dire merci, que de se torturer et de se punir sans cesse par peur de l’échec.

pexels photo 320007 - Apprendre à se dire merci

Se dire merci est en fait bien plus doux, c’est une attitude de respect pour soi-même, où l’auto-agression n’a plus de place. L’habitude de s’accepter pleinement s’intègre plus rapidement qu’on ne le croit dans notre quotidien, parce que nous y prenons rapidement goût.

Quelle douceur de pouvoir se dire : “Tu es une personne incroyable, merci pour cette créativité, cette gentillesse, ce courage, cet amour en toi”, ou encore : “J’accepte ici l’erreur que j’ai pu commettre, mais ce n’est pas grave, je comprendrai avec le temps comment j’aurai pu agir différemment”.

Quel bonheur de se dire “Merci d’exister” plutôt que “Je voudrais disparaître”, “Merci d’être qui tu es” au lieu de “Je suis bon à rien”, “J’accepte d’avoir besoin de plus de temps avant de parvenir à cet objectif” et non “Dépêche-toi, quelqu’un d’autre aurait déjà réussi”.

Ce ne sont que de petits exemples évidemment, parce que les mots violents et les sentiments négatifs que l’on peut avoir envers soi-même sont immenses et nombreux, variés et destructeurs. Accorder de la gratitude envers soi-même et le monde, c’est le moyen d’ouvrir son cœur et de recevoir.

Donner et Recevoir.

Comment faire ?

Il n’existe pas de technique miracle, il est très important de comprendre que se dire merci est propre à chacun. Cependant, il est possible de donner quelques lignes directrices simples, que vous imaginez déjà j’en suis certaine, afin de faire quelques premiers pas sur le chemin de la gratitude.

Vous pouvez commencer par exemple par faire attention à comment vous vous parlez. Soyez attentif aux attentions positives et/ou négatives que vous avez envers vous-même. Si cela peut vous aider, notez ces pensées. Après un petit moment, relisez ce que vous avez écrit en conscience, tentez de ressentir en vous ce que provoque la lecture de ces émotions posées sur le papier.

Lorsqu’elles sont positives, remerciez-vous d’avoir eu de si belles attentions envers vous-même, ressentez un bien-être à vous apprécier, entourez ces mots lumineux d’une couleur que vous aimez (ou plusieurs !).

Lorsque ces pensées s’avèrent être négatives, voire violentes, ne soyez pas dur envers vous-même ! Au contraire ! Vous devez accepter qui vous êtes : si durant le temps de cette expérience vous avez été virulent envers votre personne et que cela vous touche de le lire consciemment, ne vous en voulez pas. Acceptez-le, remerciez-vous pour l’exercice effectué et retournez ces pensées négatives qui vous ont traversé. Par exemple, si vous avez noté vous être dit un matin “C’est pas vrai ! Mais tu ne peux pas faire mieux ? C’est toujours pareil avec toi !”, retournez votre phrase dans un esprit de bienveillance et de gratitude, de façon à être juste envers vous-même, et dîtes-vous plutôt : “J’ai exprimé cela envers moi-même à ce moment-là, ce n’est pas grave et je l’accepte. Aujourd’hui, je considère qu’à cet instant passé, j’aurai pu me remercier d’avoir essayé et donné le meilleur de moi-même”. Prenez quelques minutes pour vous remercier de votre positivité, et pour retourner la négativité vers des pensées plus lumineuses et colorées.

pexels photo 235734 - Apprendre à se dire merci

Vous pouvez aussi prendre le temps dont vous avez besoin, pour faire une liste de ce que vous aimez chez vous et dans votre vie. Installez-vous confortablement et soyez à l’écoute de vos ressentis. Laissez-vous aller aux larmes, au rire, aux pleurs, aux sourires ou à la tristesse, l’essentiel étant que vous soyez vous-même et libre de ressentir toutes les émotions qui pourraient vous traverser à ce moment-là. Ecrivez des mots qui vous parlent, dessinez des éléments que vous aimez, utilisez des couleurs qui vous font ressentir de la joie… Cet exercice est une excellente manière de se donner de l’amour.

Cela peut paraître difficile au début, mais au fur et à mesure que vous écrirez ce que vous aimez et ce pourquoi vous êtes reconnaissant, vous réaliserez que vous êtes bien plus entouré de positivité que vous ne le pensez.

Lorsque j’ai personnellement fait cet exercice, j’avais du mal à trouver des idées de ce que j’aime chez moi ou de ce pourquoi je suis reconnaissante dans ma vie. Je voyais majoritairement ce qui m’apportait de l’angoisse et de la tristesse, tous les défauts de mon corps que je détestais ou encore une certaine résistance à l’exercice, me disant que ce que je faisais était stupide. Pourtant, après avoir insisté pour continuer l’effort, afin d’écrire de belles émotions et pensées à mon sujet, je me suis rendue compte que mon cœur s’ouvrait petit à petit. Au fil des minutes, j’avais trouvé de plus en plus d’idées à écrire. Le jour d’après, je pensais naturellement à des éléments de mon existence que j’aimais, avec une tendance légère à penser à la gratitude.

Comme beaucoup de chemins à emprunter dans l’immensité du travail personnel et de la quête de l’épanouissement, celui de la gratitude est plus ou moins difficile à parcourir selon qui nous sommes et où nous en sommes dans notre vie. Cependant, se dire merci est à la portée de tous, c’est une action qui semble dérisoire au premier abord, mais qui possède en réalité un bénéfice profondément salvateur.

Faîtes-vous confiance. Soyez bienveillant envers vous-même. Donnez-vous de l’amour. Acceptez qui vous êtes.

MERCI

Alimentation végétale et apports en fer

Le fer est un oligo-élément essentiel, il joue des rôles importants pour le bon fonctionnement de votre organisme, et se trouve facilement dans certains aliments. Comme nous le savons tous, il est accessible au travers de la viande (des insectes aussi, oui oui !), mais pas seulement ! Nous en retrouvons en effet dans des végétaux, et pas en infime quantité puisque justement, certaines plantes en sont plutôt bien fournies. Vous lirez dans cet article quelques informations générales sur le fer, ainsi qu’une liste non exhaustive de sources végétales qui en contiennent.

beans 665055  340 - Alimentation végétale et apports en fer

Le fer en quelques points

Il existe deux types de fer, faisant partie des sels minéraux : celui retrouvé dans l’alimentation au travers des tissus animaux et végétaux (fer non hémique), et celui qui provient de l’hémoglobine, donc du sang, dans une alimentation carnée (fer hémique). Le second évoqué contribuerait à 10-15% du fer total absorbé dans une population mangeant de la viande, et serait mieux absorbé que le fer non hémique, retrouvé chez les végétaux.

Les inhibiteurs de l’absorption du fer

Le Phytate

Dans une alimentation basée sur les plantes, il représente le principal inhibiteur. C’est un composé phosphoré qui se lie à certains métaux (dont le fer), empêchant leur absorption par l’intestin. Il ne faut cependant pas décider de supprimer ces végétaux de son alimentation (fruits oléagineux, céréales), car ces derniers sont aussi souvent riches en protéines, minéraux, fibres et vitamines. Comme solution, afin de réduire la teneur en phytate, il est possible de simplement les faire tremper avant de les cuisiner. Les faire griller est aussi un un bon moyen de diminuer la présence du phytate.

Les Polyphénols

Ce sont des molécules organiques, que l’on retrouve dans le monde végétal (thé, café, vin, légumes, céréales, certains fruits). Leur effet inhibiteur sur l’absorption du fer a notamment été prouvé avec le thé et le café, qui sont des breuvages largement consommés par la population de manière quotidienne. Apparemment, le thé noir serait un inhibiteur plus fort que le thé vert, ou le vin.

Les protéines

Même si la viande est en réalité un amplificateur de l’absorption du fer, les protéines animales présentes dans le lait et les œufs sont des inhibiteurs. Les protéines de soja inhiberaient aussi l’absorption du fer, notamment au travers de la présence de phytates.

Les amplificateurs de l’absorption du fer

pexels photo 264537 1 - Alimentation végétale et apports en fer

L’acide ascorbique

Cet acide aux propriétés antioxydantes est plus connu sous le nom de vitamine C. Il est fortement présents dans les agrumes, notamment le citron, les légumes frais et les jus de fruits. La vitamine C a la capacité de surmonter les effets négatifs de tous les inhibiteurs sur l’absorption du fer.

Ainsi, non seulement elle permet de vaincre l’inhibition du fer, mais elle amplifie aussi largement son absorption dans l’organisme. Dans un régime végétarien ou végétalien, l’acide ascorbique est l’amplificateur clé permettant de lutter contre les effets inhibiteurs des végétaux. Il est de ce fait important pour ceux qui ont un régime alimentaire basé sur les plantes, de consommer des végétaux riches en fer certes, mais aussi ceux qui contiennent des taux importants de vitamine C. Il est important de noter que la transformation industrielle de la vitamine C, ainsi que le fait de la cuisiner (donc de la soumettre à une cuisson), dégradent fortement son pouvoir amplificateur de l’absorption du fer. Pour bénéficier de ses qualités, il est donc essentiel d’utiliser des produits frais et crus.

Comme végétaux riches en vitamine C, vous pouvez trouver : le chou vert, le poivron rouge, les épinards, l’aubergine, l’ail, la tomate, le kiwi, la goyave, le citron, le pamplemousse et bien d’autres…

Le tissu musculaire

Les tissus animaux (chairs de poisson et viande) ont la capacité d’amplifier l’absorption du fer dans l’organisme. Il est estimé que 30g de muscles équivaudraient à environ 25mg de vitamine C, en termes de pouvoir amplificateur. Accompagner ainsi un plat végétal de tissus animaux permet d’absorber correctement le fer présent dans les aliments, ce n’est cependant pas nécessaire car comme vu précédemment, l’acide ascorbique remplit aussi efficacement ce rôle. Les personnes aux régimes alimentaires basés sur les plantes ne doivent pas s’inquiéter, il suffit de consommer des aliments riches en vitamine C, les associant avec ceux riches en fer.

Certaines plantes riches en fer

Bien qu’il soit facile de trouver du fer dans son alimentation, il est tout aussi aisé d’en manquer. En étant mal assimilé, notamment à cause d’effets inhibiteurs de son absorption comme évoqué plus haut, il est possible pour notre organisme d’être en carence de fer malgré une alimentation variée.

Un manque de fer s’exprime généralement au travers d’une fatigue quotidienne, des essoufflements et possiblement un teint pâle. Par conséquent, la capacité physique s’en trouve réduite, provoquant une difficulté à être actif et dynamique. Une telle fatigue peut aussi induire une baisse des performances intellectuelles, tout simplement en diminuant la capacité de réfléchir rapidement ou de mémoriser des informations.

Mais rien de grave ! C’est normal après tout, lorsque nous sommes fatigués, nous avons moins d’énergie donc il nous est plus difficile de nous activer, que ce soit physiquement ou mentalement.

Voici à présent une liste de végétaux contenant du fer, bien sûr elle n’est pas exhaustive, mais je pense qu’elle représente un bon début ! 🙂

stinging nettle green pus nettle nature 40742 - Alimentation végétale et apports en fer
  • L’Ortie : souvent mal jugée pour ses défauts urticants, cette plante est cependant très intéressante aux niveaux gustatif et nutritif. Très riche en minéraux et en vitamines, elle se démarque notamment par sa forte teneur en calcium, potassium et magnésium. Elle est utilisée depuis longtemps dans le but de lutter contre l’anémie, notamment grâce à sa concentration importante en fer et en vitamine C.

pexels photo 1746410 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Le persil : délicieux petit atout végétal dans la cuisine, il est souvent utilisé pour simplement assaisonner certains plats malheureusement cuisinés. Pourtant, consommé frais, c’est une bombe de vitamines C et K, riche en fer.

pexels photo 1393382 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Les lentilles : ces légumineuses sont extrêmement riches en fer, elles en contiennent plus que la viande. Par exemple, pour 100g de lentilles, vous obtenez la même valeur en fer que pour 160g de viande.

pexels photo 1751149 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Les épinards : ils en contiennent moins que les lentilles, mais ils sont cependant une source non négligeable de fer. Consommés crus, leur forte teneur en vitamine C permet d’améliorer l’assimilation du fer qu’ils contiennent.

pexels photo 938699 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Les graines de sésame : principalement utilisées pour décorer des pains à hamburger, ces graines sont sous-estimées. Elles ont en effet des qualités nutritionnelles très intéressantes, car elles sont riches en oméga 6 et 9, cuivre, phosphore, calcium, vitamine B9 et fer.

seed oil 2730396  340 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Les graines de courge : pour continuer sur les graines aux propriétés nutritives insoupçonnées, celles-ci sont riches en vitamine B9, phosphore, cuivre, protéines et fer. Délicieuses, elles peuvent s’utiliser partout, que ce soit dans les salades, les quiches ou les pâtisseries.

mung beans 166996  340 - Alimentation végétale et apports en fer
  • L’haricot mungo : aussi appelé soja vert, il est riche en protéines et en fer. C’est une légumineuse facile à trouver, notamment dans les magasins bio, qu’il est aussi possible de faire germer pour bénéficier pleinement de ses propriétés. D’ailleurs à ce sujet, vous pouvez aller faire un tour sur notre article Les graines germées : sources de vitalité, si cela vous intéresse ! 🙂

beans 1001032  340 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Les haricots blancs et rouges : les légumineuses de manière générale sont riches en fer, les lentilles en font justement parties. Notamment dans un régime à base de plantes, il est important d’en manger, car elles ont des propriétés nutritives essentielles, comme une teneur intéressante en fer et un fort taux de protéines végétales.

ears 1452991  340 - Alimentation végétale et apports en fer
  • Les céréales complètes : lorsqu’elles ne sont pas raffinées, elles possèdent encore toutes leurs qualités en termes de fibres et de fer.

Comme vous l’avez compris, il n’est pas nécessaire de consommer des produits animaux pour apporter à son organisme la quantité de fer dont il a besoin. Il est vrai cependant que le fer non hémique, celui retrouvé dans les végétaux, est moins bien absorbé que le fer hémique, retrouvé dans le sang des tissus animaux. Pour compenser cela, il suffit simplement de contrecarrer les effets inhibiteurs de l’absorption du fer des plantes, en consommant en même temps de la vitamine C ! Elle amplifie l’absorption de cet oligo-élément nécessaire à votre santé, présente dans les agrumes et certains légumes, n’hésitez pas à l’associer à vos légumineuses par exemple. Un filet de citron par-ci par-là, une salade de crudités aux jeunes pousses d’épinards et au poivron rouge…

Bien sûr, si vous ressentez depuis un moment une fatigue dont vous ne parvenez pas à vous débarrasser, n’hésitez pas à faire une prise de sang. Il est souvent préférable de s’informer sur son état de santé pour se faire une bonne base d’information, avant de nécessairement lier son état de fatigue avec une anémie.

Les végétaux sont exceptionnels à tout point de vue, très importants dans notre alimentation, nous apportant ce dont nous avons besoin. Dans mon entourage, il m’arrive régulièrement de rencontrer des personnes qui sont soucieuses de leur taux de fer, à cause de leur alimentation végétarienne ou végétalienne. J’espère que ceux ayant les mêmes questionnements auront compris ici que le fer est aussi très présent dans le monde végétal, et qu’avec quelques astuces et associations à connaître et mettre en pratique, se passer de viande n’est pas un problème à ce niveau-là. 🙂

Sources : Nutrineat, Iron bioavailability and dietary reference values, Iron bioavailability in green leafy vegetables cooked in different utensils, Interaction of Iron with Other Nutrients, Végétarisme.fr.

Vitamine B12 : faisons le point

Il y a quelques années, nous entendions encore peu parler de la vitamine B12. Mais cela a évolué, notamment avec le nombre croissant de véganes et végétariens, dont le régime alimentaire pose alors la question de la carence en B12. Mais ces derniers ne sont pas les seuls concernés, nous le sommes tous. Un déficit d’apport en vitamine B12 n’est pas toujours dû à une alimentation pauvre en cette vitamine, la cause peut aussi être un trouble de son absorption. Il est donc important de comprendre d’où vient la vitamine B12, ce qu’elle représente, quel est l’impact de son manque dans l’organisme et où se la procurer.

Présentation

headache pain pills medication 159211 - Vitamine B12 : faisons le point

Les vitamines sont des substances organiques nécessaires à l’organisme, que nous ne pouvons pas synthétiser nous-mêmes en quantités suffisantes. C’est pourquoi elles sont généralement fournies par l’alimentation, dont les besoins quotidiens se trouvent être de quelques fractions de microgrammes à quelques milligrammes. Certaines vitamines font exception puisqu’elles proviennent d’autres sources que l’alimentation, comme la vitamine D qui est synthétisée via une exposition aux rayons ultra-violets du soleil, et la vitamine K qui est synthétisée par la flore microbienne digestive.

Il est plutôt aisé d’être en carence de vitamines, si l’alimentation en est trop appauvrie. Cependant, concernant la vitamine B12, elle peut être abondamment stockée dans le foie. Cela signifie qu’il faut une carence prolongée (plusieurs mois chez le nourrisson et années chez l’adulte) pour épuiser ses réserves. Pour d’autres cas, comme la vitamine C, quelques semaines de carence sont suffisantes pour épuiser ses réserves, demandant donc un apport régulier via l’alimentation.

La vitamine B12, aussi appelée Cobalamine , est une vitamine essentielle au fonctionnement du système nerveux, découverte en 1948. Elle participe en effet à la synthèse des neurotransmetteurs (composés chimiques permettant l’échanges de messages d’un neurone à un autre), ainsi qu’au maintien de la gaine de myéline (protège les cellules nerveuses, comme les neurones, et permet une bonne transmission des messages et échanges d’informations du système nerveux). Cette vitamine est impliquée dans le métabolisme des cellules, au travers de son rôle de cofacteur (composé chimique nécessaire à l’activité d’un enzyme, ce sont en quelques sortes des molécules d’assistance, permettant aux protéines enzymatiques d’exercer leurs rôles), plus particulièrement dans la formation de l’ADN. Elle joue aussi un rôle très important dans la formation de l’hémoglobine, protéine contenant du fer, présente dans le sang au travers des globules rouges.

Ni les plantes, ni les animaux ne peuvent synthétiser de la cobalamine. Ce sont des micro-organismes, des bactéries plus précisément, qui sont à l’origine de cette vitamine si importante pour notre organisme, retrouvée généralement dans les sols ou en relation symbiotique avec certains animaux.

  • Chez les ruminants par exemple, où la production de la vitamine se fait en amont de la zone d’absorption, comme chez la vache, cela leur permet d’être auto-suffisant en apports de B12.
  • Pour d’autres animaux où cette production se fait en aval de la zone d’absorption, comme chez les lapins par exemple, la solution est de consommer ses propres déjections (comportement coprophage) dans le but de récupérer la vitamine produite.

Les autres herbivores, s’alimentant au plus près du sol pour la plupart d’entre eux, consomment des végétaux qui sont en contact avec les bactéries synthétisant la vitamine B12. Cette dernière est ensuite principalement stockée dans leur foie. Les carnivores, en consommant leurs proies, ont aussi accès à la cobalamine. Ils ne bénéficient pas de symbiose bactérienne, ainsi ils ont besoin de se procurer de la B12 au travers de leur système alimentaire, tout comme les humains.

En ce qui nous concerne, en mangeant des abats, des produits laitiers ou du poisson, nous avons ainsi accès à de grandes quantités de vitamines B12. Mais ce n’est pas la seule possibilité, car cette dernière est aussi cultivée, permettant de subvenir aux besoins en vitamine B12 au travers de compléments alimentaires.

Carence en vitamine B12

D’où peut-elle venir ?

Une carence en vitamine B12 serait fréquente chez l’adulte. Elle doit être recherchée lorsqu’une anomalie est découverte lors d’un examen hématologique complet (c’est-à-dire l’analyse qualitative et quantitative des éléments constituant le sang : globules rouges et blancs, puis les plaquettes), ou bien lorsque des troubles neurologiques inexpliqués apparaissent (ataxie : trouble de la coordination, paresthésie : trouble du sens du toucher, troubles cognitifs). Ces carences sont majoritairement détectées chez des populations considérées à risque, incluant les personnes âgées, végétariens et véganes, alcooliques et dénutris.

Quelles conséquences ?

Une carence en vitamine B12 peut avoir différentes conséquences, selon son importance et les caractéristiques de l’individu impacté.

Les symptômes les plus fréquents sont de 3 ordres :

Troubles anémiques

L’anémie correspond à une anomalie de l’hémogramme, caractérisée par une diminution du taux d’hémoglobine (protéine contenant du fer, responsable du transport de l’oxygène par le sang). Ce trouble cause une perturbation du transport de l’oxygène par le sang, pouvant amener à une pâleur des muqueuses et de la peau. La vitamine B12 étant essentielle à la formation des globules rouges, une carence amène donc à une anémie qui peut se former sur une longues durée (des mois, voire années). Etant donné que la vitamine B12 est normalement correctement apportée à l’organisme en termes de quantité, au travers d’un régime omnivore, le corps a un apport en cobalamine supérieur à ses besoins. La vitamine est alors stockée dans le foie, alors comme évoqué précédemment, un manque d’apport quotidien de B12 peut se compenser durant une certaine durée (pouvant se compter en années), avant de provoquer une anémie. Ce trouble sanguin peut apparaître à la suite d’une longue période d’absence d’apport de cobalamine, mais il est souvent dû à un problème d’absorption de la vitamine.

Une mauvaise absorption de la vitamine B12 peut être due à différents cas, en voici trois exemples :

  • Une faible acidité dans l’estomac : chez les personnes âgées, une bonne majorité des carences en B12 serait causée par une acidité gastrique insuffisante. En effet, les cellules de l’estomac sécrètent moins d’acide gastrique au cours du temps, ainsi que moins de facteur intrinsèque (protéine sécrétée par les cellules pariétales de la muqueuse de l’estomac, nécessaire à l’absorption intestinale de la cobalamine).
  • Un manque de facteur intrinsèque : comme dit précédemment, il s’agit d’une protéine nécessaire à l’absorption de la vitamine B12 dans l’intestin, auquel elle se lie. Pour que cette liaison puisse se faire, un niveau normal d’acidité gastrique est nécessaire. Lorsqu’une anémie est causée par une déficience en facteur intrinsèque, causant une carence de B12, elle est nommée anémie pernicieuse ou maladie de Biermer. C’est une anémie progressive, non traitée, elle peut évoluer envers des troubles neurologiques importants.
  • Une maladie intestinale chronique : empêchant la vitamine B12 de passer à travers la paroi intestinale, cela amène une malabsorption de la cobalamine, induisant donc des carences dans l’organisme.

L’anémie due à une carence en vitamine B12 s’installe lentement, mais elle se traite plutôt bien. Cependant, il est important lorsque l’on est dans un des cas à risque, de faire des prises de sang fréquemment afin de ne pas rester dans un état de carence, et donc d’anémie, sur une longue durée. En effet, si elle n’est pas traitée, ce type d’anémie peut provoquer dans le temps des symptômes neurologiques importants, dont nous parlerons juste après. Ces derniers, comme ce qui touche généralement au système nerveux, sont plus longs à disparaître et peuvent laisser des séquelles.

Troubles neurologiques

Ces troubles sont multiples, ils atteignent aussi bien le système nerveux central et périphérique, que les nerfs crâniens et le système nerveux autonome. Différents symptômes physiologiques sont observés, ainsi que des troubles cognitifs et psychiatriques.

Atteinte du système nerveux central

Le système nerveux central (SNC) est la partie du système nerveux qui comprend le cerveau et la moelle épinière. Il intègre les informations qu’il reçoit, et les coordonne pour apporter des réponses dans toutes les parties du corps.

Une carence en vitamine B12 peut provoquer ici trois types de troubles :

  • Une sclérose combinée de la moelle : c’est une dégénérescence combinée de la moelle, il s’agit de l’aspect neurologique le plus fréquent d’une carence en cobalamine, elle regrouperait entre 25 et 44% des manifestations neurologiques de ce type de carence.
  • Le syndrome pyramidal : il s’agit d’un déficit moteur des membres inférieurs, pouvant aller d’une simple lourdeur à une paraplégie.
  • Les troubles psychiatriques et cognitifs : ils sont nombreux et couvrent un large spectre de manifestations différentes, pouvant aller d’un changement de l’humeur (dépression, agitation) à des épisodes psychotiques (hallucinations visuelles et auditives), provoquant aussi des troubles cognitifs (ralentissement intellectuel, troubles de la mémoire). Une carence en vitamine B12 serait fréquente chez des patients atteints de démence, où entre 29 et 47% des personnes atteintes de démence (dont l’Alzheimer) présentent de faibles taux en cobalamine.

Atteinte du système nerveux périphérique

Le système nerveux périphérique (SNP) est la partie du système nerveux qui est formée par les nerfs et les ganglions, se trouvant en dehors du cerveau et de la moelle épinière. Sa principale fonction est de permettre la circulation de l’information dans le corps, entre les différents organes et le système nerveux central. Le SNP comprend le système nerveux somatique (commande les mouvements et permet de percevoir le milieu environnant via les sensations apportées par la peau et les sens comme la vision et l’audition), et le système nerveux autonome (responsable des fonctions qui ne sont pas soumises au contrôle volontaire, comme les muscles cardiaques, les muscles responsables de la digestion et de la vascularisation, la majorité des glandes exocrines).

Une atteinte au système nerveux périphérique peut causer deux types majeurs de troubles :

  • Atteinte des nerfs crâniens : elle se caractérise, dans le cadre d’une carence en vitamine B12, par une diminution progressive au cours du temps de l’acuité visuelle. Cette atteinte optique est la plus courante, mais plus rarement des cas d’atteintes des nerfs olfactif et facial ont été rapportées.
  • Neuropathie périphérique : elle concerne plus majoritairement un trouble sensitivo-moteur, provoquant une faiblesse musculaire et une paralysie des membres inférieurs.

Troubles digestifs

Une carence en cobalamine peut provoquer divers troubles liés au système digestif :

  • La glossite de Hunter : c’est une inflammation de la langue, liée à une anémie pernicieuse (provoquée par une carence en cobalamine comme évoqué précédemment, ou à un déficit en vitamine B9). Elle se manifeste comme une langue douloureuse, accompagnée de sensations de brûlures d’aliments épicés par exemple. Ce trouble constitue un signe fréquent et classique de carence en vitamine B12.
  • Autres manifestations fréquentes, liées à des anomalies des muqueuses digestives : aphtes, sécheresse buccale, constipation, diarrhées, pertes de poids.

Où se procurer de la Cobalamine ?

Les produits animaux

Les omnivores peuvent se procurer de la vitamine B12 au travers des produits animaux, tels que la viande, les abats, le poisson et les produits laitiers. Il est aussi possible d’en trouver dans le “jaune” des œufs, mais en quantité limitée.

Voici quelques exemples d’aliments (poids donné en gramme : g), qui sont reconnus pour être riches en vitamine B12 (microgramme : ug) :

  • Les palourdes (84g) : 84.1 ug
  • Le foie (84g) : 72.8 ug
  • Le maquereau (168g) : 32.3 ug
  • Les huîtres (100g) : 14.5 ug
  • Le boeuf (168g) : 12.8 ug
  • Un gros oeuf : 0.6 ug

Les personnes qui se nourrissent exclusivement de végétaux depuis plusieurs années sont nécessairement en carence de vitamine B12, s’ils ne cherchent pas à compenser son absence d’une manière ou d’une autre. Il est parfois dit que la spiruline et certaines algues seraient des sources de Cobalamine, cependant ces éléments possèdent en réalité des molécules analogues à la vitamine B12 (donc qui lui ressemblent), mais qui n’en ont pas les propriétés.

Les produits alimentaires enrichis en B12

De plus en plus de produits sont enrichis en Cobalamine, afin d’éviter les carences que certaines personnes pourraient avoir, notamment ceux qui ne consomment pas ou peu de produits animaux ou qui l’absorbent mal. Il est vrai que la France est moins avancée à ce sujet que d’autres pays de l’Europe, comme l’Allemagne et la Suède par exemple, mais il est possible de trouver des boissons végétales, levures alimentaires, céréales pour petits-déjeuners et desserts à base de soja, tous enrichis en vitamine B12.

Les véganes doivent suivre quelques recommandations pour obtenir les quantités de B12 nécessaires à leurs organismes. Selon une Lettre ouverte d’associations véganes et de professionnels de la santé, ces doses recommandées sont :

  • Une alimentation journalière permettant d’absorber 3 microgrammes de B12 par jour
  • Un supplément fournissant 10 microgrammes quotidiennement
  • Un supplément hebdomadaire fournissant 2 000 microgrammes pour la semaine

Il est possible de se procurer de la Cobalamine uniquement en consommant des aliments enrichis, au lieu d’utiliser des compléments alimentaires, cependant il est nécessaire de faire attention aux doses lors de cette méthode. Tous les aliments enrichis en B12 ne le sont pas avec les mêmes quantités de vitamine, il est important de porter une attention particulière aux étiquettes des produits que vous achetez, afin de vous assurer d’apporter à votre organisme les doses minimales requises.

Les compléments en Cobalamine

La vitamine B12 est aujourd’hui obtenue au travers de cultures intenses des bactéries qui la synthétisent. Il est possible de trouver ces compléments dans des boutiques en ligne, des magasins bio, ou encore en pharmacie (pas d’ordonnance nécessaire). Il est très important de vous renseigner auprès d’un professionnel de la santé avant d’acheter des compléments en B12, afin d’être sûr de combler vos réels besoin en vitamine, en prenant les doses recommandées afin de ne pas être en carence, ou de trop en prendre. En effet, les dosages des compléments varient fortement, pouvant allant de 10 à 5 000 microgrammes par dose.

Quelles sont les molécules actives dans les compléments en B12 ?

La Cyanocobalamine

C’est une molécule synthétique qui se décompose en cobalamine et acide cyanhydrique (cyanure). Elle est très utilisée dans les compléments en B12 car elle est peu coûteuse et facile à produire pour les entreprises pharmaceutiques, cependant elle peut provoquer de fortes réactions allergiques chez certaines personnes, supportant mal même de très faibles doses de cyanure. Normalement, avec des reins fonctionnels, cette infime quantité de cyanure est éliminé avec l’urine, cependant certaines personnes peuvent tout de même en ressentir des effets négatifs, comme celles ayant un système rénal sensible. Cette molécule offre tout de même des résultats satisfaisants, elle est par exemple toujours très utilisée aux Etats-Unis. Cependant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne la recommande plus comme vitamine B12 préférentielle, mais conseille plutôt la forme active nommée Hydroxycobalamine.

L’Hydroxycobalamine

Cette forme est largement produite naturellement par les bactéries, avec l’avantage de ne rejeter aucune substance toxique lors de sa métabolisation. Elle est aussi mieux tolérée par l’organisme, puis se liant facilement avec les protéines, elle est mieux absorbée. C’est la molécule qui est la plus utilisée dans les injections de vitamine B12.

La Méthylcobalamine et Adénosylcobalamine

Ces deux formes de B12 sont très bien absorbées par l’organisme, et sont biodisponibles, ce qui veut dire que le corps y a facilement accès. Elles ont l’avantage d’être facilement stockées dans le foie, ainsi elles constituent des réserves fiables et pérennes de vitamine B12. La méthylcobalamine serait apparemment le meilleur choix en termes de complément de vitamine B12 de part sa grande biodisponibilité.

Modes principaux d’administration des compléments en B12

Les gélules : elles contiennent souvent les préparations les plus qualitatives, de plus elles présentent moins de produits artificiels et nocifs pour la santé que d’autres médications, comme les comprimés par exemple.

Les comprimés : certainement la forme la plus connue, elle peut se retrouver soit en comprimés à avaler, soit à croquer. Il ne faut pas oublier que généralement, les comprimés sont aussi riches en additifs (servant à leur donner une couleur ou une certaine consistance par exemple), pouvant avoir des effets toxiques ou compliquer l’assimilation de la vitamine B12.

Les injections : parfois les autres voies d’administration des compléments en cobalamine ne permettent pas une assimilation optimale selon les organismes, ce pourquoi certaines personnes auront plutôt besoin de faire des injections (mensuelles ou hebdomadaires). En effet, elles permettent de contourner le système digestif, qui est souvent la source des difficultés d’absorption de la cobalamine.

NB : les comprimés et les gélules peuvent contenir de la gélatine réalisée à base de produits animaux, comme le lactose par exemple. Il est donc conseillé aux véganes de vérifier et/ou demander la composition des compléments alimentaires à un pharmacien.

N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’un médecin ou d’un pharmacien, cet article est simplement informatif et n’est pas exhaustif.

Les individus étant très différents entre eux, il est nécessaire de faire attention à ce qui correspond à votre propre corps, vos besoins ne sont pas ceux d’une autre personne, il faut porter attention à cela afin de vous apporter ce dont votre organisme a besoin.

Sources : Vitamine-B12.net, Conduite à tenir devant une carence en vitamine B12, Vegan-pratique, Microbial production of vitamin B12, Vitamin B12 and the Growth of Children: A Review, National Institute of Health, Atteintes neurologiques d’une carence en B12.

Comment booster votre cerveau

unknown 1769656  340 - Comment booster votre cerveau

Le cerveau est un organe qui travaille sans arrêt dans une infinité de domaines, il consomme ainsi énormément d’énergie. Il a de ce fait besoin de recevoir les nutriments nécessaires pour être efficace et en bonne santé, afin de remplir au mieux ses fonctions et que ses capacités ne soient pas altérées.

Prendre soin de son cerveau ? Correctement le nourrir ? Le stimuler ?

Certains aliments sont extraordinaires pour l’entretien de cet organe, permettant d’accroître ses capacités comme par exemple en renforçant la mémoire ou augmentant les capacités de concentration. Manger de façon saine et riche en propriétés végétales est très important pour votre santé, mais aussi pour la longévité et efficacité de vos capacités cérébrales et cognitives.

Le cerveau : organe gourmand et complexe

Comme vous le savez, votre cerveau vous permet de découvrir et d’analyser votre environnement. Il est le siège du système nerveux central, composant un système très complexe de milliards de cellules connectées qui reçoivent et transmettent de l’information, permettant à votre corps de fonctionner correctement. Même si le cerveau ne représente que 2% du poids total du corps, il n’en consomme pas moins de 20% de l’énergie produite par votre organisme. C’est dire à quel point il est gourmand en énergie ! Non ?

neurons 1773922  340 - Comment booster votre cerveau

Ses différentes structures tiennent des rôles variés mais très importants. Par exemple, le cervelet est chargé de la coordination des mouvements, il reçoit alors des influx nerveux provenant du corps entier (notamment des centres d’équilibre comme l’oreille interne) et envoie des signaux aux neurones du cerveau et de la moelle épinière (formant à eux deux le système nerveux central) qui concernent la motricité. L’hypothalamus, quant à lui, est responsable de fonctions vitales comme la faim et la soif, les pulsions sexuelles ou encore le sommeil. Il joue ainsi un rôle très important dans le ressenti de la douleur, le plaisir et les émotions. Le lobe frontal, qui se situe juste derrière le front, est le centre de la mémoire, du raisonnement et de la pensée. Son bon fonctionnement est nécessaire pour conserver ces fonctions, car comme vous le savez, une altération de parties du cerveau comme celle-ci, peuvent causer des maladies ou déficiences.

Il est dit qu’à partir de trente ans environ, pas loin de 1 000 neurones meurent chaque jour. Bon d’accord, nous en avons des milliards et des milliards mais … 1 000 perdus quotidiennement, ça fait beaucoup quand même ! Donc le cerveau se détériore graduellement et doucement dans le temps, ses fonctions s’en trouvant ainsi plus ou altérées comme par exemple, le très connu affaiblissement de la mémoire.

De quoi votre cerveau est-il gourmand ?

Il s’alimente principalement d’oxygène évidemment (vous devez tout simplement bien respirer, trop facile !), de glucose (donc du sucre) et de corps gras (c’est-à-dire de bonnes graisses). En effet, sans oxygène, il ne pourrait pas fonctionner car les cellules respirent aussi, tout comme vous. Elles en ont besoin pour se maintenir en vie, et réaliser leurs fonctions diverses. Le glucose représente la poussée d’énergie, si votre cerveau était un moteur, ce sucre en serait le carburant. Quant aux corps gras, sachant que le cerveau est environ composé à 30% de graisse, il a besoin de graisses insaturées comme les oméga-3 par exemple, nécessaires à la formation des cellules cérébrales.

Comment s’alimenter pour avoir un cerveau en bonne santé ?

Les corps gras insaturés

Participant à la formation des cellules nerveuses, notamment dans la mise en place des membranes, ils permettent un bon fonctionnement du cerveau. Très faciles à trouver, il vous suffit de consommer des huiles végétales, dont celles réalisées à base d’olives et de graines de lin. Les graines de chanvre et les noix en sont aussi très riches, n’hésitez pas à vous faire quelques snacks en milieu de journée avec une bonne poignée d’amandes !

Les aliments qui contiennent du “bon sucre”

Bien sûr, il n’est pas question de se dire ici : “Chouette ! Il faut que je mange du sucre pour entretenir mon super cerveau, allez, c’est parti pour : les pâtes à tartiner, les gâteaux, les sodas, les jus de fruit, les barres chocolatées…”. Eh ben non ! Je vous parle ici de consommer du sucre présent dans des aliments que l’on appelle communément des féculents, ou des légumineuses par exemple. Ils ne sont pas sucrés au niveau gustatif, mais ils sont riches en sucres dans leur composition. Le cerveau est un très gros consommateur d’énergie, principalement apportée au corps via ces sucres. Vous pouvez ainsi consommer des sucres lents, et pas tellement des sucres rapides, qui sont souvent mauvais pour votre santé. D’ailleurs, si vous êtes intéressés de savoir pourquoi les sucres rapides et raffinés sont néfastes pour votre corps, faîtes un tour sur cet article. N’hésitez pas à consommer des légumineuses (haricots, pois chiches, lentilles), des céréales complètes, des pommes de terre et du riz complet.

La vitamine B

Les vitamines du groupe B, notamment B12 et B2, sont importantes pour l’entretien de la mémoire. Elles stimulent les activités cognitives et intellectuelles, vous permettant ainsi de garder un esprit vif ! Vous pouvez en trouver dans les noix, les céréales complètes et en tant que compléments alimentaires à la pharmacie.

Les aliments riches en antioxydants

Les antioxydants sont absolument essentiels pour votre santé, parce qu’ils protègent vos cellules des radicaux libres. Ce sont en fait des molécules d’oxygène très instables et incomplètes, qui une fois dans l’organisme, essaient de se lier à des éléments composants nos cellules. Ils causent des dommages importants sur le corps, provoquant une altération des tissus et des cellules. Ils accélèrent ainsi le vieillissement, et sont impliqués dans l’apparition de maladies dégénératives comme la maladie d’Alzheimer. Autrement dit, les radicaux libres sont néfastes pour votre santé et les soldats destinés à les combattre vaillamment sont les antioxydants ! Vous comprenez maintenant pourquoi en consommer généreusement préserve votre cerveau. Vous pouvez les trouver dans les agrumes (oranges, pamplemousses, citrons), les légumes verts (épinards, brocolis, choux de Bruxelles), les fruits rouges (fraises, cerises, myrtilles), les légumineuses (lentilles) et autres aliments comme les oignons et les échalotes.

Ces aliments uniques qui sont excellents pour booster le cerveau

spinach 1427360  340 - Comment booster votre cerveau

Les épinards : souvent l’aliment de l’horreur pour la plupart des enfants (et de certains adultes qui en sont restés traumatisés, il faut se l’avouer), cette plante est en fait le parfait allié pour votre cerveau.

En consommer améliore nettement les capacités d’apprentissage ainsi que l’efficacité des activités motrices du corps, tout en luttant contre le vieillissement cérébral.

pexels photo 892808 - Comment booster votre cerveau

La mûre : ce fruit exceptionnel freine l’avancée des maladies cérébrales dégénératives en protégeant le cerveau de l’oxydation (notamment grâce à sa richesse en antioxydants), en plus d’être remplie de nutriments.

turmeric 3251560  340 - Comment booster votre cerveau

Le curcuma : cette épice, largement utilisée dans la cuisine orientale, est une bonne source d’antioxydants. Mais ce n’est pas tout, elle est très efficace contre les troubles cardiovasculaires et neurologiques. Elle prévient en effet la maladie d’Alzheimer ; consommé très régulièrement, le curcuma est un réel atout santé pour votre cerveau. Il est composé d’une substance bénéfique à votre santé : la tumérone aromatique. Elle encourage la prolifération des cellules neurales, et apporterait une aide non négligeable à ceux ayant souffert d’un AVC.

pexels photo 214158 - Comment booster votre cerveau

La banane : très riche en magnésium, indispensable à la bonne transmission de l’influx nerveux à travers l’organisme. D’autre part, elle est aussi riche en vitamine B6, qui est impliquée dans l’assimilation et l’utilisation du magnésium au sein des cellules, ainsi que dans le fonctionnement du système nerveux.

pexels photo 557659 - Comment booster votre cerveau

L’avocat : ce fruit est extrêmement riche en vitamine E, un antioxydant très important. Il protège aussi les tissus gras du cerveau du vieillissement. Souvent, dans le domaine de la diététique, l’avocat est déconseillé d’une consommation régulière à cause de sa forte teneur en lipides par rapport aux autres fruits. Cependant, il s’agit en réalité de graisses insaturées, qui sont excellentes pour la santé et notamment pour le cerveau.

Il contient de l’acide folique et de la vitamine K, deux éléments qui préviennent les caillots dans le cerveau. L’avocat permet aussi de stimuler nos capacités cognitives, notamment en ce qui concerne la mémorisation et la concentration.

olive oil salad dressing cooking olive - Comment booster votre cerveau

L’huile d’olive : remplie d’antioxydants, elle encourage la mémoire et l’apprentissage, en plus d’apporter de bonnes graisses à votre organisme. Elle permet aussi de ralentir le vieillissement cérébral et les maladies qui lui sont liées, tout en luttant contre les toxines néfastes pour le cerveau. Pour cela, il est nécessaire de la consommer sans cuisson, afin de conserver toutes ses propriétés.

branch 1525050  340 - Comment booster votre cerveau

Le romarin : plante aromatique délicieuse, il a aussi la forte capacité de protéger le cerveau contre la dégénérescence neuronale. Il le protège contre les radicaux libres grâce à ses propriétés antioxydantes, il fortifie alors le cerveau, le rendant moins vulnérable au vieillissement.

Vous voilà mieux informé concernant cet organe incroyable et précieux qu’est votre cerveau, vous savez à présent comment ajuster votre alimentation pour le protéger, le stimuler et l’entretenir au mieux. Evidemment, la liste énoncée ci-dessus des aliments qui sont bénéfiques pour votre cerveau n’est pas exhaustive, mais elle couvre déjà une bonne quantité d’éléments.

Même si l’alimentation joue un rôle très important dans la santé du cerveau, n’oubliez pas que votre bien-être cérébral dépend aussi d’autres facteurs. Évitez de consommer trop régulièrement de l’alcool (je sais, tout le monde le dit et c’est difficile à mettre en place, mais l’alcool est un poison général pour le corps alors il est bon de le limiter), faîtes de l’exercice physique, sortez prendre l’air afin de vous oxygéner correctement et faîtes attention à votre sommeil. Notre article donnant des conseils au sujet de comment prendre soin de soi lorsque l’on est emporté frénétiquement dans notre quotidien pourrait vous intéresser, il est en effet primordial pour votre esprit, votre corps et votre cerveau bien sûr, que vous fassiez votre maximum pour avoir une vie équilibrée.

N’hésitez pas à écouter de la musique, faire des promenades et méditer. Le cerveau, étant un organe, réagit bien évidemment aux conditions physiologiques de votre corps, mais pas seulement. Bien manger, dormir suffisamment et être actif est important pour votre cerveau, mais les différentes activités qui demandent son activation le sont aussi. N’hésitez pas à lire, faire des exercices de mémorisation ou de logique, stimulez de temps en temps votre cerveau un peu plus qu’à son habitude.

Prenez-le comme un jeu ! Votre cerveau est un outil illimité qui peut régresser certes, mais surtout progresser et s’améliorer en performance !

C’est comme un muscle qui peut se perfectionner indéfiniment, alors utilisez-le et faîtes-vous plaisir, tout en prenant soin de votre santé ! 😉

Partager
Facebookmail