7 étapes pour apprivoiser ses peurs

La peur est une émotion naturelle qui nous permet d’être alerté en cas de danger, nous indiquant alors que nous devons investir de l’énergie pour surmonter ce qui nous effraie. Sachez qu’il est tout à fait normal d’avoir peur, c’est ce qui vous maintient en vie, c’est une fonction comportementale innée dont vous avez besoin pour survivre. La peur est donc nécessaire, et il n’est pas question dans cet article d’apprendre comment supprimer la sensation de peur de vos émotions.

Cependant, aujourd’hui, nous sommes tout à chacun paralysés par cette peur qui bien trop souvent, nous prend aux tripes et nous empêche de bouger. La plupart des gens ont tendance à faire ce qu’ils peuvent pour ignorer leurs peurs, les faire taire et essayer de vivre comme si elles n’existaient pas. La chose à faire est pourtant de regarder cette peur en face, de l’observer, de tenter de la comprendre et surtout, de lui laisser sa place. Parce qu’en réalité, le problème est que plus on essaie d’ignorer sa peur, plus elle prend de l’ampleur et plus elle nous ronge. Il est vital d’apprendre à avancer, et à ne pas se laisser paralyser. Schermata 2018 12 01 alle 15.30.09 300x181 - 7 étapes pour apprivoiser ses peursJe sais bien qu’il est très difficile de savoir comment appréhender ce qui nous terrifie, alors afin de vous aider, je vais vous proposer plusieurs points que vous pourrez suivre à votre rythme, afin de commencer un voyage sur le sentier du courage qui est déjà en vous.

1- Reconnaître quand la peur devient un frein au quotidien

Quand elle commence à prendre le contrôle de votre vie, quand elle affecte votre façon de fonctionner et porte atteinte à votre épanouissement, alors la peur devient un problème que vous devez prendre par les cornes. Elle peut parfois être si puissante, qu’elle installe en vous une détresse profonde qui interfère tellement avec votre vie, que vous commencez à n’être qu’angoisse et nervosité. Il est important que vous commenciez à réaliser quand, dans votre vie, une peur est si grande qu’elle vous handicape. Est-ce que votre peur vous empêche d’être heureux ? Est-ce qu’elle vous prive de ce qui vous permettrait d’aller de l’avant ? Est-ce qu’avoir peur vous empêche d’être vous-même ? Évitez-vous certaines situations ou encore certains lieux ? Préférez-vous vous compliquer la vie plutôt que d’affronter une situation ? Vous arrive-t’il d’avoir si peur que vous espéreriez disparaître dans un trou de souris et devenir invisible ? Si vous avez répondu oui à au moins une de ces questions, c’est que vous êtes probablement habité par une peur qui vous ronge et qui nuit à votre bien-être.

2- Apprivoiser ses peurs

Au lieu de mettre toute votre énergie dans la fuite incessante de votre peur, essayez plutôt de l’inviter chez vous, et de vous asseoir avec elle face à face. C’est la première étape à réaliser, elle est très importante car elle représente votre premier pas sur le chemin de l’acceptation de vos émotions. Reconnaître que l’on a peur et arrêter de se le cacher, c’est déjà retirer à la peur beaucoup de son emprise sur vous. Parce que le fait est qu’elle est là, la peur. Parfois elle sommeille, parfois elle bouge, parfois elle hurle. Vous devez l’apprivoiser et vous rapprocher d’elle, afin de pouvoir l’observer, la comprendre et donc apprendre comment agir pour la dominer et ne plus la laisser gâcher votre vie. Si vous avez peur de la foule, faîtes quelques pas dehors. Si vous avez peur de nager, asseyez-vous proche de la mer, d’un lac ou d’une rivière. Si les araignées vous terrifient, lorsque vous en voyez une, gardez vos distances mais observez-la, respirez et voyez comme elle ne représente aucun danger pour vous. Lorsque l’objet de votre peur fait irruption dans votre journée, attendez avant de prendre la fuite, regardez ce qui vous fait peur, analysez vos émotions à cet instant et au travers de la respiration, calmez-vous et reprenez le contrôle.

3- Apprendre à reconnaître les symptômes de la peur pour mieux la canaliser

Commencez par apprendre à reconnaître les symptômes propres à la peur. Elle se manifeste très souvent sous forme de frayeurs irrationnelles comme les phobies, provoquant des peurs très fortes à différentes situations (prendre l’avion, être entouré d’une foule, parler devant un public) ou encore liées à des animaux par exemple (la peur des reptiles ou des araignées). Mais la peur ne doit pas forcément être apparentée à une phobie, qui est un cas très poussé de terreur ciblée à un élément en particulier. Même si vous n’êtes pas phobique d’une situation, cela ne vous empêche pas d’avoir peur et de ressentir de ce fait de nombreuses réactions qui se produisent à ce moment-là. Ces différentes réactions peuvent être:

  • Émotionnelles : vous sentez la panique monter en vous, vous devenez soudainement noyé d’angoisses et ressentez une impuissance face à cette peur accablante
  • Physiologiques : vous pouvez avoir du mal à respirer, ressentir de forts étourdissements ou des nausées, vous pouvez aussi transpirer excessivement ou percevoir une nette accélération de votre rythme cardiaque
  • Psychologiques : vous ressentez le besoin urgent de vous échapper, ou encore il arrive de vivre un sentiment de détachement tant la peur est paralysante, ou encore d’avoir l’impression de mourir

A l’avenir, quand vous ressentirez toutes ces choses qui s’accompagnent de votre peur, vous pourrez vous y concentrer pour apprendre à les contrôler, et à reprendre possession de vous-même.

4- La peur prend souvent sa source dans notre jeunesse

Lorsque l’on souhaite comprendre ses peurs, il est important de savoir qu’elles prennent généralement leurs origines dans notre jeunesse. Il est en effet possible que durant votre enfance, vous ayez été confronté à une situation particulière qui vous a choqué, créant en vous une peur qui s’installa de plus en plus au fil du temps, sans que cela ne soit forcément lié à l’objet de votre peur.

Pour vous expliquer cette idée, voici un exemple : vous êtes un enfant de six ans et vous êtes en train de jouer dans votre jardin. Tout en jouant, vous remarquez au loin quelque chose qui bouge, un serpent est en effet en train de ramper entre les plantes, se dirigeant vers un buisson au loin. Cependant, en même temps que vous êtes en train d’observer ce serpent qui à ce moment-là ne vous effraie pas, vous entendez un son violent et très fort qui vous fait peur (une personne qui crie, une voiture qui freine brusquement, un objet lourd qui tombe). La psychologie de la peur dit qu’à ce moment précis, l’enfant que vous êtes aura fait le lien entre le son qui lui a fait peur et l’animal qu’il était en train d’observer lorsque c’est arrivé. Voilà que maintenant, cet enfant que vous êtes se retrouve par être terrorisé par les serpents et en développera peut-être même une phobie, alors que ce qui lui a fait peur initialement, c’est le bruit soudain et non l’animal en question. Voici comment les peurs peuvent souvent prendre source en nous, mais bien évidemment, il est aussi fréquent d’avoir peur d’une situation, d’une personne ou même d’un animal qui nous aurait concrètement terrifié ou fait du mal. Comme l’enfant est un jeune individu à la découverte de son monde, il est très sensible à tout ce qui l’entoure, et fait facilement des associations entre ce qu’il perçoit et ce qu’il ressent.

Ainsi de manière général, il est important que vous repensiez aux événements traumatisants que vous auriez pu vivre dans le passé.

5-  Attention aux projections
Le gros problème de la peur, c’est qu’elle est présente en nous même si l’objet concret de notre peur n’est pas présent. Nous avons en effet “peur par avance”, nous nous paralysons nous-même à cause de quelque chose qui n’existe pas encore mais que nous redoutons au plus haut point. Si en plus vous avez de l’imagination, imaginez jusqu’où la peur peut aller en vous, décuplant vos angoisses à l’infini et vous empêchant de faire quoi que ce soit. C’est pour cela qu’il est important, au lieu de vous projeter dans l’objet de votre peur ou encore dans la crainte de ressentir cette peur, de vous recentrer sur le présent tout en respirant calmement. Lorsque vous sentez que votre esprit part dans tous les sens et que l’angoisse monte, parlez à vous-même en vous demandant de vous calmer et de réaliser que tout ce stress n’est créé que par vous, ou bien parlez à votre peur comme vous le feriez avec une amie qui vous pèse parfois en lui disant : “Très bien, je sais que tu existes, je ne cherche pas à nier ton existence. Cependant tu n’as pas le contrôle sur moi, et là tout de suite, je n’ai pas besoin de toi“. Ne laissez pas l’imagination accroître vos peurs, concentrez-vous sur votre respiration à l’instant présent, et entrez à nouveau dans le réel.
6- Multiplier des petits actes de courage

Quand nous parlons d’affronter ses peurs et de ne plus fuir face à elles, il n’est pas ici question de se jeter brusquement à l’intérieur de soi-même, où vivent ces peurs qui nous terrorisent. Je ne vous parle pas de changer du tout au tout, apprendre à maîtriser ses peurs et à reprendre le dessus sur elles, ça prend du temps. Il n’existe pas de personnes qui sont meilleures que d’autres pour dépasser leurs peurs, ce n’est pas une course à celui qui réussit le mieux, il n’y a aucune durée de temps pour dépasser ce qui nous fait du mal. Chacun avance pas à pas, selon son rythme et ses capacités personnels. Il faut faire un premier pas sur le chemin du courage qui est en vous, et peu à peu d’en faire un deuxième, puis un troisième et ainsi de suite. Ce sont de petits actes réguliers qui vous aideront à surpasser vos peurs. Comme un mur est constitué de nombreuses pierres pour tenir debout, votre courage face à la peur se construit progressivement et ce dans le rythme qui vous convient le mieux. Vous fixer des petits challenges est le meilleur moyen d’avancer et de vous rendre compte que votre peur n’a aucun pouvoir, mais que vous possédez toute la force nécessaire pour redevenir maître de votre vie.

7- Le pouvoir de la visualisation positive

Comme autre moyen de vous aider à surpasser vos peurs, vous avez la visualisation positive. Fermez les yeux et installez vous confortablement. Imaginez que vous vous sentez confiant, fort et dénué de peurs. Vous avez le contrôle, vous n’êtes pas soumis à vos angoisses et rien ne vous atteint. Vous volez dans une lumière blanche (ou de la couleur de votre choix), elle représente votre énergie, votre force. Elle vous protège et vous vous sentez alors plus fort que tout, vous vous dîtes que vous n’avez rien à craindre et que quoi qu’il arrive, la peur ne vous maîtrisera plus. Cela peut sembler ridicule, et je sais combien il peut être difficile de parler à soi-même de cette façon, avec autant d’aplomb et de positivité. Cependant, c’est un excellent exercice que les psychologues proposent, car cela fonctionne très bien et aide à se reconditionner. Si en fermant les yeux vous arrivez à prendre le contrôle de la situation, c’est que vous en êtes aussi capable dans votre vie. Essayez de réaliser cet exercice une fois par jour durant 2 minutes au début, puis au bout du temps qui vous convient vous pouvez augmenter à 5 minutes par exemple, etc.

Soyez patient et indulgent avec vous-même, faîtes-vous confiance et n’hésitez pas à être le gladiateur de votre vie ! Le chemin pour surpasser ses peurs peut sembler laborieux mais tant que vous avez fait un premier pas, vous avez déjà gagné ! 🙂

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